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Notre  regard est immédiatement happé par le mouvement et une force étrange qui se dégagent des sculptures de FETIYE BOUDEVIN.  

C’est comme si soudain les œuvres de cette remarquable artiste touchaient à quelque chose de profond en nous même, quelque chose qui invite au silence, à un instant de pause.

D’où vient  l’harmonie que  l’on ressent entre la base et le sommet des œuvres, cette fluidité qui traverse chaque pièce travaillée.

Le  marbre noir repose solidement sur son socle en marbre blanc, mais les nervures tailladées de l’un font exactement écho à celles de l’autre, invitant à la rencontre possible entre les deux.

On comprend alors que chaque  pièce est  le signe d’un échange subtil. Mais entre qui, entre quoi, pour que nous ayons soudainement le désir de dépasser notre regard pour aller toucher, sentir, ressentir.

Alors, il nous semble que la terre parle au vent, l’eau avec le rocher, le masculin avec  le féminin, la mère avec l’enfant.

Mais de quelle sorte de liens témoigne FETIYE BOUDEVIN,  quelle continuité exprime-t-elle si profondément  dans ses compositions, nous interrogeant sur les fils invisibles qui permettent à chaque partie de chacune de ses sculptures de se relier à son autre partie jusqu’à la prendre en elle mais sans l’écraser ni l’enfermer.

Ainsi,  du creux, du tunnel, du trou, de la courbe, de la nervure ou de la branche naît un passage, le passage qui ouvre un chemin possible et permet le mouvement, le pas en avant, la respiration.

 

 Nicole Ferry  (Août 2011)